Music for Eighteen Musicians

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STEVE REICH : Music for Eighteen Musicians, (ca 60'), 1976

Georges-Elie Octors : musical director
Synergy vocals (Joanna Forbes L’Estrange, Amanda Morrison, Julia Batchelor, Caroline Jaya-Ratnam )
   
MUSIC FOR EIGHTEEN MUSICIANS was choreographed by Anne Teresa De Keersmaeker under the title RAIN.
This show runs on three versions :

  • RAIN (Rosas and music on tape)
  • RAIN Live (Rosas and live music)
  • RAIN Live with the dancers of the Opéra de Paris.

   

PERCUSSION TEAM

Miquel Bernat, Géry Cambier, Tom De Cock, Georges-Elie Octors, Gerrit Nulens, Jessica Ryckewaert, Michael Weilacher
  
READ MORE : Note by Steve Reich
Premiere in Brussels : Kaaitheater
   

Tag : Percussion

de triomf van het minimalism

   
Music for Eighteen Musicians van Steve Reich; een monument uit de tweede helft van vorige eeuw. Met dit van begin tot einde fascinerende werk ontsnapte het minimalisme aan de marginaliteit. Ictus, met heel wat ervaring ter zake, geeft het ritme aan in het gezelschap van Synergy Vocals, een combinatie door Reich zelf aanbevolen!

Music for 18 Musicians is een werk van één uur voor zes percussionisten, vier piano’s, viool, cello, twee basklarinetten en een vocaal kwartet. Minimalisme op zijn best: niets wordt versluierd , alle kaarten liggen meteen op tafel: de ritmes, de harmonieën, en de processen die hen transformeren. En toch geeft het stuk zijn geheim niet prijs. De wijziging van één enkele noot in een akkoord klinkt als een ontstellende modulatie en de inzet van een nieuw instrument als een ongehoorde belevenis.

Terminée en 1976, Music for 18 Musicians est le chef d’œuvre indépassé de Steve Reich. Toute l’oeuvre (d'une heure environ) se soutient d’un clignotement rythmique stroboscopique, hypnotique et ultra-rapide de claviers, sur lequel se greffent des vagues d’harmonies pulsées par les clarinettes basses, doublées par le "scat" irréel des voix de femmes. Puis : lente montée des rythmes, construction des motifs, surgissement de canons et de textures, donnant à l’auditeur l’impression d’assister à la métamorphose d’un nuage – clarté et rêverie, étroitement emmêlés.

Couvrant la scène : six percussions à claviers (marimbas, xylophones, vibraphones), quatre pianos, un violon, un violoncelle, deux clarinettes basses et un quatuor de voix de femmes - tous amplifiés et mixés. Sans chef, les oreilles grandes ouvertes, les musiciens ciruculent et passent d'un instrument à l'autre (le joueur de marimba rejoignant un pianiste pour un épisode à quatre mains, avant de prendre le xylophone, etc.).

Triomphe du minimalisme : rien n’est caché, tout est mis d’emblée sur la table, les rythmes, les harmonies et les processus qui les transforment. Et pourtant, l’œuvre garde son secret. Le changement d’une seule note dans l’harmonie sonne comme une modulation bouleversante ; et l’entrée d’un nouvel instrument comme un fabuleux scandale. D’où le succès critique et public qui accueillit cette œuvre lors de sa création – contemporaine de l’opéra Einstein on the Beach de Philip Glass – qui signa l’échappée du minimalisme hors du ghetto de la scène underground.

Ictus rejoindra ses complices habituels, les Synergy Vocals de Londres, pour une version rythmiquement au cordeau et bénie par le compositeur.